Octobre Rose : 6 habitudes pour prendre soin de sa santé
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Octobre Rose : 6 habitudes pour prendre soin de sa santé

Rédigé par Lévana Tordjman, Responsable B2C — relu par Emilie Martos, Directrice du Laboratoire Médilab

Publié le 28 septembre 2026 · Mis à jour le 2 octobre 2026

Chaque année, Octobre Rose nous rappelle l'importance de la prévention et du dépistage du cancer du sein. Mais prévenir ne se résume pas à se faire dépister : c'est aussi, au quotidien, prendre soin de son organisme et de son équilibre global.

En effet, la prévention repose moins sur une action isolée que sur un ensemble d'habitudes de vie qui, mises bout à bout, peuvent contribuer à préserver notre santé.

Alimentation, activité physique, sommeil, gestion du stress ou encore qualité des relations sociales : autant de leviers sur lesquels il est possible d'agir.

Bouger davantage : l'activité physique comme alliée de la prévention

Il n'est pas nécessaire d'être une grande sportive pour intégrer davantage de mouvement dans son quotidien.

Le plus important est de réduire la sédentarité et de pratiquer une activité physique régulière. Marcher, se déplacer davantage, prendre les escaliers, jardiner, danser ou pratiquer une activité sportive : l'essentiel est de bouger régulièrement.

L'idée principale est de privilégier la régularité plutôt que la recherche systématique de performance.

Illustration : une femme s'étire pour intégrer plus de mouvement dans sa journée

Pas besoin de courir un marathon : chaque mouvement compte.

L'idée n'est donc pas de viser la performance à tout prix, mais de faire davantage de place au mouvement dans son quotidien. Une marche après le déjeuner, quelques déplacements à pied, les escaliers plutôt que l'ascenseur… ce sont ces petits changements, répétés régulièrement, qui peuvent progressivement faire évoluer nos habitudes.

Et cette activité physique semble également avoir un intérêt dans l'accompagnement des personnes ayant déjà été confrontées à la maladie, notamment en contribuant à maintenir les capacités physiques et à mieux récupérer.

Mieux manger plutôt que « manger moins »

La prévention passe également par l'assiette. Une approche globale consiste surtout à manger mieux et plus qualitativement.

Illustration : une femme cuisine des légumes frais plutôt que d'acheter un plat préparé

Quelques principes simples peuvent guider nos choix au quotidien :

  • privilégier les aliments peu ou pas transformés
  • réduire la place des produits industriels et des plats préparés
  • favoriser une alimentation riche en végétaux et en fibres
  • privilégier les produits de saison
  • accorder de l'importance à la qualité des aliments
  • éviter le grignotage permanent et conserver un rythme alimentaire régulier

L'objectif n'est donc pas de rechercher une alimentation parfaite, mais plutôt de construire progressivement une alimentation favorable à la santé.

Le microbiote : un domaine de recherche qui avance

Notre alimentation ne nourrit pas uniquement nos cellules : elle influence également notre microbiote intestinal.

La flore intestinale joue un rôle important dans l'équilibre de l'organisme. Une alimentation variée, riche notamment en végétaux et en fibres, peut contribuer à favoriser un microbiote diversifié.

Nos habitudes alimentaires ne sont pas figées, et notre flore intestinale non plus.

Illustration : une diversité d'aliments colorés évoquant la diversité du microbiote

Il n'est jamais trop tard pour commencer à faire évoluer son alimentation.

Le sommeil : un temps essentiel pour se réparer

Illustration : une femme serre un oreiller dans ses bras, symbole d'un sommeil préservé

On pense souvent au sommeil comme à un simple moment de repos. Pourtant, il constitue un véritable temps de récupération et de réparation de l'organisme.

Un sommeil suffisamment régulier et adapté à son propre rythme contribue au maintien d'une bonne santé.

Prendre soin de son sommeil peut donc passer par des gestes simples :

  • se coucher lorsque l'on ressent les premiers signes de fatigue
  • éviter les écrans avant de dormir
  • préserver des horaires aussi réguliers que possible
  • considérer le sommeil comme une priorité plutôt que comme une variable d'ajustement

Parce que prendre soin de sa santé, c'est aussi accepter de ralentir.

Apprendre à gérer son stress

Le stress occupe une place importante dans notre santé. Mais il ne s'agit pas nécessairement de chercher à supprimer tout stress de sa vie : le stress fait partie de l'existence.

La question serait plutôt celle de notre capacité à y faire face et à ne pas rester durablement dans une situation de stress subi et d'impuissance.

Illustration : une pause pour respirer et relâcher la pression au travail

Dans cette perspective, apprendre à se détendre, respirer, prendre du recul, pratiquer une activité physique ou s'accorder de véritables temps de récupération sont autant de moyens pour mieux réguler la pression quotidienne.

Qu'est-ce qui, aujourd'hui, m'aide réellement à récupérer ?

Cultiver le lien social

Illustration : deux amies échangent, symbole du soutien social

La santé ne se joue pas uniquement dans l'assiette ou dans les baskets.

L'environnement social et affectif joue aussi un rôle important.

Cette dimension prend une résonance particulière dans le cadre d'Octobre Rose : parler, partager, accompagner et créer du lien peuvent aussi contribuer à sortir de l'isolement que peut provoquer la maladie.

Une prévention globale, dans la durée

Il n'existe pas une seule clé de prévention du cancer du sein.

L'activité physique ne remplace pas une alimentation équilibrée.

Une bonne alimentation ne dispense pas de dormir suffisamment.

La gestion du stress ne signifie pas qu'il faut s'isoler du monde.

Ce sont les différents changements mis en œuvre ensemble et durablement qui peuvent faire évoluer notre hygiène de vie.

Prévenir, ce n'est donc pas chercher à tout contrôler. C'est plutôt faire, chaque jour, des choix qui vont dans le sens de sa santé.

Infographie : les facteurs de risque sur lesquels on peut agir — activité physique, sommeil, gestion du stress, lien social et alimentation
Les facteurs de risque sur lesquels on peut agir, en un coup d'œil.

Octobre Rose : prendre soin de soi, aujourd'hui et demain

Octobre Rose est une occasion de rappeler l'importance du dépistage du cancer du sein. Mais c'est aussi une invitation à regarder sa santé dans son ensemble.

Bouger davantage. Mieux manger. Préserver son sommeil. Apprendre à gérer son stress. Cultiver ses liens avec les autres.

Ces gestes peuvent sembler simples, parfois même évidents. Pourtant, leur répétition au quotidien constitue une véritable démarche de prévention. Et surtout, il n'est jamais nécessaire de tout changer du jour au lendemain.

Par quoi commencer ?

Marcher un peu plus

Cuisiner davantage

Réduire les aliments ultra-transformés

Se coucher un peu plus tôt

Prendre quelques minutes pour respirer

Appeler une amie

S'autoriser à demander de l'aide

La prévention commence aussi par ces petits choix.

En ce mois d'Octobre Rose, rappelons-nous que prendre soin de sa santé, c'est avant tout prendre soin de soi, chaque jour, à son rythme.

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Pour aller plus loin

Les grandes idées de cet article s'appuient sur des publications scientifiques évaluées par les pairs. Voici les études correspondantes pour qui souhaite aller plus loin.

✦  Activité physique

Daily steps and health outcomes in adults: a systematic review and dose-response meta-analysis, Ding et al., The Lancet Public Health, 2025. Revue systématique et méta-analyse de 57 études montrant une association entre le nombre quotidien de pas et plusieurs indicateurs de santé ; autour de 7 000 pas/jour, des bénéfices sont observés pour plusieurs critères.

✦  Alimentation industrielle et graisses

Deux études se recoupent ici : Consumption of ultra-processed foods and cancer risk, Fiolet et al., BMJ, 2018 (cohorte NutriNet-Santé, 104 980 personnes) ; et Association between serum trans-monounsaturated fatty acids and breast cancer risk, Chajès et al., cohorte française E3N-EPIC, American Journal of Epidemiology, 2008, pour le volet graisses industrielles. Une étude EPIC plus large et plus récente (318 607 femmes dans 9 pays européens, 2021) retrouve un effet plus modeste sur l'apport alimentaire en graisses trans (+14 % de risque pour les apports les plus élevés) — les deux résultats vont dans le même sens, avec une ampleur différente selon la cohorte.

✦  Microbiote et changement rapide d'alimentation

Fat, fibre and cancer risk in African Americans and rural Africans, O'Keefe et al., Nature Communications, 2015. Cette étude portait spécifiquement sur le risque de cancer colorectal, avec un échange de régime alimentaire sur deux semaines entre deux populations — la formulation générale retenue ici reste fidèle au principe démontré (des marqueurs intestinaux évoluent rapidement avec l'alimentation), sans reprendre le contexte spécifique de l'étude.

✦  Sommeil et régularité

Sleep timing, sleep consistency, and health in adults: a systematic review, Chaput et al., Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism, 2020. Revue systématique de 41 études (92 340 participants dans 14 pays) : une plus grande régularité des horaires de sommeil est associée à de meilleurs résultats de santé, une plus grande variabilité à des résultats moins favorables.

✦  Stress et sentiment d'impuissance

Tumor rejection in rats after inescapable or escapable shock, Visintainer, Volpicelli & Seligman, Science, 1982. Étude princeps montrant que c'est l'absence de contrôle face au stress, plus que le stress lui-même, qui influence l'évolution tumorale chez l'animal. Voir également Cancer and Stress: Understanding the Connections and Interventions, D'Andre et al., American Journal of Lifestyle Medicine, 2024, qui documente plus largement les liens entre stress prolongé, qualité de vie et habitudes de vie (sommeil, alimentation, activité physique, consommation d'alcool et de tabac).

✦  Lien social

How does perceived social support relate to human thriving? A systematic review with meta-analyses, Yeo, Lansford & Rudolph, Psychological Bulletin, 2025 — méta-analyse récente en population générale sur le soutien social perçu et le bien-être. Pour les femmes déjà traitées pour un cancer du sein spécifiquement, voir aussi Psychologic intervention improves survival for breast cancer patients, Andersen et al., Cancer, 2008, et son suivi Biobehavioral, immune, and health benefits following recurrence, Clinical Cancer Research, 2010 (Ohio State University) — cette étude portait sur des femmes déjà traitées pour un cancer du sein (prévention de la récidive), et non sur la prévention primaire en population générale.

Cet article a une vocation d'information générale et ne remplace pas un avis médical personnalisé.

Questions fréquentes

Six leviers ressortent : une activité physique régulière, une alimentation de qualité, un microbiote diversifié, un sommeil régulier, une meilleure gestion du stress et le maintien du lien social. C'est leur combinaison, tenue dans la durée, qui compte davantage qu'une action isolée.

Une revue systématique et méta-analyse de 57 études publiée dans The Lancet Public Health en 2025 observe que les bénéfices commencent à apparaître, pour plusieurs indicateurs de santé, autour de 5 000 à 7 000 pas par jour. L'essentiel reste la régularité plutôt que la performance.

L'approche consiste surtout à manger mieux : privilégier les aliments peu ou pas transformés, faire une large place aux végétaux et aux fibres, choisir des produits de saison et conserver un rythme alimentaire régulier. L'objectif n'est pas une alimentation parfaite, mais une alimentation qui évolue progressivement dans le bon sens.

Le sommeil n'est pas un simple moment de repos : c'est un véritable temps de récupération et de réparation de l'organisme. Une revue systématique de 41 études (92 340 participants dans 14 pays, 2020) associe la régularité des horaires de sommeil à des indicateurs de santé plus favorables, et leur variabilité à des résultats moins favorables.

Non, le stress fait partie de l'existence. La question porte plutôt sur notre capacité à y faire face et à ne pas rester durablement dans une situation de stress subi. Une revue de 2024 documente les liens entre stress prolongé, qualité de vie et habitudes de vie comme le sommeil, l'alimentation ou l'activité physique.

Être entouré, pouvoir compter sur des proches, partager ses émotions et savoir demander de l'aide contribuent à préserver le bien-être. Cette dimension prend une résonance particulière pendant Octobre Rose : parler, partager et accompagner aident à sortir de l'isolement que peut provoquer la maladie.

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